À l’approche de la Fête des mères, on parle souvent d’amour, de gratitude, de petites attentions. On parle un peu moins de ce que beaucoup de mamans portent en silence.


Tu t’assois quelques minutes. Les enfants sont occupés, la maison respire enfin. Et pourtant, au lieu de souffler, une petite voix te rappelle tout ce qu’il reste à faire. Comme si t’arrêter maintenant risquait de te mettre encore plus en retard demain.


Alors tu te relèves. Tu ranges une tasse. Tu lances une machine. Tu réponds à un message. Tu anticipes le repas, les devoirs, le rendez vous, le sac à préparer, l’émotion à contenir, la fatigue de tout le monde.


Et toi, dans tout ça, tu passes après.

Pas parce que tu n’existes pas. Pas parce que tu n’as pas de besoins. Mais parce que, parfois, tu as tellement appris à tenir pour les autres que tu ne sens même plus quand tu es épuisée.




Pourquoi je culpabilise dès que je m’arrête ?



La culpabilité de prendre du temps pour soi vient souvent d’une croyance très profonde. L’idée qu’une femme devrait toujours faire encore un peu plus. Être présente. Prévoir. Organiser. Apaiser. Répondre. Rassurer. Penser à tout.


Beaucoup de mamans ne cherchent pas à être parfaites. Elles essaient souvent simplement de bien faire. Elles veulent que leurs enfants aillent bien, que la maison tienne, que la famille avance, que personne ne manque de rien.


Mais à force de veiller sur tout le monde, elles peuvent finir par s’oublier.


Ce n’est pas toujours spectaculaire. Ce n’est pas forcément un grand effondrement. Parfois, cela commence par une fatigue qui devient normale. Une irritabilité qu’on explique par la journée. Une mâchoire serrée. Un dos lourd. Une poitrine plus fermée. Un plexus solaire noué. Un corps qui tente de dire que quelque chose déborde.


Et souvent, la goutte d’eau arrive.


Un verre renversé. Une demande de plus. Un cri dans la pièce. Une remarque qui tombe au mauvais moment. Ce n’est pas cette petite chose qui épuise à elle seule. C’est tout ce qui était déjà plein avant.



Comment savoir si ma charge mentale prend trop de place ?



J’aime bien imaginer l’énergie comme une baignoire.


Au départ, il y a ton espace à toi. Ton eau. Ton souffle. Tes besoins.


Puis, petit à petit, tu fais de la place. Pour les enfants. Pour le couple. Pour la maison. Pour le travail. Pour les rendez vous. Pour les imprévus. Pour les émotions des autres.


Et un jour, sans t’en rendre compte, tout le monde a pris place dans ta baignoire intérieure, sauf toi.


C’est souvent là que prendre du temps pour soi devient presque inconfortable. Tu ne sais plus très bien comment faire. Tu as l’impression de prendre une place qui n’est plus disponible. Tu peux même ressentir une forme de malaise, comme si te reposer était une faute, un luxe, ou une faiblesse.


Quand ta charge mentale prend trop de place, elle ne se voit pas toujours de l’extérieur. Tu continues à faire. Tu continues à répondre.


Tu continues à tenir. Mais à l’intérieur, quelque chose se resserre. Tu as moins d’espace pour respirer, moins d’élan, moins de patience, moins de douceur envers toi.

Et ce n’est pas un défaut. C’est souvent un signal.




Pourquoi prendre du temps pour soi n’est pas une perte de temps ?



Prendre du temps pour toi n’est pas une récompense à mériter quand tout est fait. C’est un besoin. Une nécessité. Et parfois même une économie d’énergie.


Parce que quand tu t’accordes un vrai temps de pause, tu ne perds pas du temps. Tu récupères de la clarté. Tu retrouves un peu de recul. Tu peux faire des choix plus justes. Tu peux lâcher ce qui n’a pas besoin d’être tenu aussi fort.


On croit parfois que s’arrêter va nous faire perdre le contrôle. En réalité, c’est souvent l’inverse. Quand tu ne t’arrêtes jamais, tu finis par avancer en tension, en automatisme, en réaction. Quand tu souffles, même quelques instants, tu peux retrouver une présence plus calme à ce que tu vis.


Le repos n’est pas un vide. Il peut devenir un espace où tu reviens à toi.



Est-ce que les femmes sans enfant peuvent aussi ressentir cette culpabilité ?



Cette culpabilité ne concerne pas seulement les mamans.


Beaucoup de femmes la vivent dans leur travail, dans leur couple, dans leur famille, dans leurs responsabilités. Elles ont peur de ne pas être assez présentes, assez efficaces, assez disponibles, assez fortes. Elles disent oui alors qu’elles voudraient dire non. Elles repoussent leur repos à plus tard. Elles se promettent de souffler quand tout ira mieux.


Mais souvent, tout ne va pas mieux par magie. La vie continue de demander. Le quotidien continue de remplir l’espace. Et si tu attends que tout soit parfaitement terminé pour prendre soin de toi, tu risques d’attendre longtemps.


C’est pour cela que la pause ne devrait pas être placée à la fin de ta vie, comme une récompense. Elle devrait être au cœur de ton équilibre.




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Comment retrouver une présence plus apaisée avec ses enfants ?



Une maman reposée ne prend pas moins soin de ses enfants. Elle leur offre une présence plus vraie.


Ce n’est pas une phrase pour ajouter une nouvelle injonction. Ce n’est pas une manière de dire qu’il faudrait encore mieux faire. C’est simplement une invitation à regarder les choses autrement.


Quand tu es vidée, tu peux être là physiquement, mais avoir du mal à être vraiment disponible intérieurement. Quand tu retrouves un peu de souffle, tu peux écouter différemment. Répondre autrement. Sentir plus vite quand tu dépasses tes limites. Revenir à une relation plus douce, avec toi, puis avec les autres.


Prendre du temps pour toi, ce n’est donc pas abandonner ceux que tu aimes. C’est revenir à un endroit en toi depuis lequel tu peux aimer sans te perdre complètement.



La note de Julie



J’ai longtemps grandi avec cette idée qu’il fallait avancer, faire, prévoir, être utile. Le repos me semblait presque suspect, comme s’il fallait toujours le justifier.


Avec le temps, j’ai compris qu’une pause pouvait aussi devenir un espace de recul, de respiration et de choix plus justes.



Comment la sophrologie et l’EFT peuvent-elles aider à relâcher la culpabilité ?



Dans mes accompagnements auprès des femmes qui ont besoin de retrouver leur souffle, la sophrologie permet de revenir au corps, aux sensations, aux émotions, puis aux besoins.


Elle aide à sentir ce qui se passe avant que le corps ne crie trop fort.


Elle invite à relâcher les tensions, à respirer plus consciemment, à reconnaître les signaux intérieurs. Peu à peu, la pause devient moins étrange. Elle devient un espace possible.


L’EFT, de son côté, peut accompagner ce qui reste accroché plus profondément. La culpabilité. La honte. La peur de déranger. Le conditionnement à toujours vouloir bien faire. Cette posture de sauveur où l’on croit aimer en portant tout, protéger en anticipant tout, aider en se rendant indispensable.


Ensemble, la sophrologie et l’EFT offrent un espace pour déposer, relâcher, respirer, et retrouver peu à peu une place plus juste dans sa propre vie.


Si tu sens que tu as besoin d’un espace pour déposer ce que tu portes, revenir à ton corps et t’autoriser enfin à souffler, tu peux réserver un premier rendez vous avec Le Souffle d’Awena, au cabinet à Ploemeur près de Lorient, en visio ou à domicile.


Le souffle commence par un premier pas. Julie.